• Maëlle Nagot

Vous avez l'heure ?

La ville de Paris compte plus d'une centaine de cadrans solaires. Les avez-vous remarqués ? Tantôt fondus dans le décor d'une église, tantôt sculptés sur un immeuble, ils émaillent les façades de la capitale. Petit tour d'horizon.


« L'heure passe, le droit demeure » : cette inscription a sa place toute trouvée sur le fronton du Palais de Justice.



Le plus célèbre


Vous le saviez peut-être : l'obélisque de Louxor, sur la place de la Concorde, fait office de gigantesque gnomon (ce terme désigne un instrument constitué d'une tige verticale projetant l'ombre du soleil et, par extension, un cadran solaire).


L'idée, suggérée au cours du XXe siècle mais avortée en raison des deux guerres mondiales, trouve sa réalisation dans l'inauguration du cadran le 21 juin 1999, jour du solstice d'été. On voit ainsi s'étoiler autour du monument des chiffres romains gravés en bronze, indiquant l'heure solaire. Pas assez précis toutefois pour se passer de montre...


Place de la Concorde, Paris 8



Les plus majestueux



La Cour d'honneur de la Sorbonne

Sur le cadran de la Sorbonne, Phébus, dieu du Soleil, monté sur son char, est surplombé par ces mots : Sicut umbra dies nostri (nos jours sont semblables à des ombres).


Le dessinateur Alexandre Cabanié en a réalisé une reproduction au XIXe siècle, avant d'en faire don au Musée Carnavalet.

Rue de la Sorbonne, Paris 5





L’Église Saint-Eustache


La façade sud de l'édifice est dotée à la fois d'un cadran solaire et d'une méridienne.


Bâtie dans un style gothique au beau milieu de la Renaissance, au XVIe siècle, elle se caractérise par une architecture hybride qui lui a valu de vives critiques.

Le célèbre architecte Viollet-le-Duc y voyait un « monument mal conçu, mal construit, amas confus de débris empruntés de tous côtés, sans liaison et sans harmonie. »

C'est pourtant l'un des monuments les plus visités de la capitale !


Impasse Saint-Eustache, Paris 1




L'Hôtel des Invalides


La Cour d'honneur ne compte pas moins de sept cadrans solaires, répartis sur trois façades.


Rue de Grenelle, Paris 7



Les plus pédagogiques


Installés dans des parcs ou des jardins, certains cadrans solaires ont vocation à piquer la curiosité des passants. C'est le cas par exemple des réalisations que l'on peut observer dans le jardin des Halles (en haut à gauche), celui de Reuilly, dans le 12e (en haut à droite), au parc André Citroën (en bas à gauche) et sur la place Dupleix, dans le 15e (en bas à droite).




Les plus secrets



Un Dali rue Saint-Jacques ?


L'aviez-vous remarqué ? Offert par l'artiste à des amis qui tenaient une boutique au numéro 27, ce cadran représente un visage féminin dont le haut évoque une coquille Saint-Jacques. Il a été inauguré le 15 novembre 1966.


Rue Saint-Jacques, Paris 5



Le coup de cœur de la rédaction


Ouvrez grand les yeux...


Rue Saint-Louis-en-l'Île, Paris 4



Le voilà !




Bonus : le plus grand cadran solaire du monde...


... ne se trouve plus à Paris ! L'obélisque s'est vu détrôner en 2009 par le monumental barrage de Castillon, dans les gorges du Verdon.


Conçu par Denis Savoie à l'occasion de l'année de l'astronomie, il mesure près de 13 000 m².



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